Fascislamisme. Les voies de l’existence
Cette fiction semi autobiographique est le second livre de la trilogie dont le titre fédérateur est « Les voies de l’existence ». Ce roman est l’antidote de l’histoire officielle turque. Il est le contrepoison par excellence. Jamais dans un roman, l’histoire officielle de ce pays n’a été traitée dans sa globalité. Jamais le mensonge d’État, n’a été si radicalement décortiqué, terrassé, anéanti et déstructuré. Donc, pour la première fois vous allez découvrir cette nouvelle Turquie apocalyptique. La vraie. Le héros, Cem Aren, le jeune journaliste du premier volume devient un politologue, un éditeur, un intellectuel et un sage dans ce tome et décrit ses mésaventures dans cette Turquie « républicaine et laïque » -de nom- qui est devenue islamo-fasciste où sévit un totalitarisme théocratique.
Des deux extrémités du pays Sarp à l’est et Marmaris à l’ouest, nous quitterons la Turquie. Ma femme Azra partira vers la Géorgie, et moi-même vers l’île de Rhodes, vers la Grèce. Nous sommes recherchés car il y a eu une décision de justice : trois ans de condamnation ferme pour chacun, à cause de nos publications, accompagnée d’une interdiction de quitter le territoire. Quand le fascisme turc s’acharne et s’abat il fait la totale ! Il a attaqué ma famille. Une personne ne lui suffit pas. Je n’utilise pas mon passeport turc dont mon vrai nom est Cem Aren, mais celui donné par la France à la suite de l’ordre du président François Mitterrand lors du coup d’Etat de 1980. Je l’avais baptisé le «passeport Mitterrand». Il m’avait sauvé. Mon nom est donc Julien Mathieu. La France est ma seconde patrie et je suis parisien. J’y est vécu entre 1973-1983, au total dix années, en tant qu’étudiant et journaliste. Après cette période, j’y suis retourné de nombreuses fois durant plusieurs années. J’ai un appartement et même une société de communication sur les Champs- Elysées. Depuis 1973, je suis en contact permanent avec cette ville et ce pays. Au début, je connaissais Paris mieux que Constantinople, l’endroit où je suis né. Quand on y passe de l’âge de 20 ans jusqu’à 30, c’est normal. J’ai tout appris de cette ville : la culture, la politique, l’amour. Paris, c’est ma ville. Ceci dit, pour un nomade moderne même « nulle part est un endroit ». Mais bizarrement, c’est la Suède qui nous a invités officiellement pour nous sauver du fascislamisme turc. Elle est pragmatique. La Maire de Paris Anne Hidalgo travaillait sur mon dossier quand la décision de la Suède est tombée. La France est très lente dans ce genre de décision et inefficace. Paris a traîné les pieds, pour donner la nationalité aux trois géants de la littérature : Milan Kundera, Octavio Paz et Carlos Fuentes. Je n’oublierai jamais. C’est Mitterrand qui a fait le nécessaire quand il est devenu président.