Théâtre
Née à Aubagne, au Garlaban dominant, je fus bercée dès l’enfance par l’imaginaire si réel de ce grand Marcel Pagnol. Tous les personnages de ces histoires dans les collines d’Aubagne ou d’ailleurs, me transportaient par des mots simples mais tellement vrais. Et quand je regardais le Garlaban au loin, comme dans La gloire de mon père, la douceur de la brise emmenait avec elle les senteurs des garrigues et me parfumait de toutes parts.
Il existait, dans les collines d’Aubagne, une histoire qui n’avait pas été encore racontée. Celle de Mariette, Basile, Bugues et moi, Pierre, fils de cette terre et témoin de cette histoire, comme il y en a tant d’autres. Mais celle-ci était la mienne.
Et je me retrouvais là, à regarder tout autour de moi. On pouvait entendre les murmures des secrets, des chagrins, de l’amour présent mais interdit.